L’oeil du Cyclone

JANICOT Stéphanie

L’ouragan Katrina s’approche de la Nouvelle-Orl√©ans et quatre femmes demeurant dans un mobil home sont prises au pi√®ge. La plus √Ęg√©e a √©t√© emport√©e par les flots, les autres trouvent abri dans un gymnase o√Ļ elles vivront enferm√©es pendant deux jours, au rythme des bulletins m√©t√©o. Le r√©cit est d√©coup√© en s√©quences horaires au cours desquelles on d√©couvre les liens affectifs qui unissent les personnages, et les drames qui ont jalonn√© leur histoire. La narratrice fait le bilan de sa vie et s’interroge. Soudain elle s’aper√ßoit que l’une de ses filles s’est enfuie du gymnase pour retrouver sa m√®re biologique. Personne n’a vu l’enfant s’√©chapper‚Ķ

 

Apr√®s Cet effrayant besoin de famille (NB mai 2006), ce roman tente, √† nouveau, de d√©crypter la soci√©t√© contemporaine. La construction est laborieuse, alliant, maladroitement, conformisme et suspense. Restent de bons passages, notamment le tableau de la ville elle-m√™me, bien connue de l’auteure, ainsi que la vie des immigr√©s aux √Čtats-Unis et un aper√ßu de la gestion, quelque peu erratique, de la catastrophe.