L’Homme-qui-dessine

SÉVERAC Benoît

Il y a 30 000 ans. L’Homme-qui-dessine parcourt le monde pour le dessiner sur des écorces de bouleau, comme son père avant lui. C’est un Homme-droit. Il croise une tribu d’Hommes-qui-savent qui l’accusent du meurtre d’un des leurs. Promis à une mort cruelle, on lui accorde un sursis pour découvrir celui qui a déjà assassiné plusieurs guerriers. Les fils du chef le surveillent.Ce polar préhistorique met en scène les Neandertal/Erectus et les Sapiens/Sapiens, apparemment mieux placés pour gagner le match de l’évolution. L’Homme-qui-dessine a quitté une tribu décimée dont les enfants ne survivent pas. Comme un vrai « privé », il est fouineur et découvre dans les grottes de la tribu des peintures au trait habile. Seuls les sages y ont accès – elles sont la mémoire du groupe. Elles mènent aussi Mounj (L’Homme-droit) au coupable, à son mobile, et à un secret de famille porteur d’espoir pour les deux espèces. Les dialogues sont en français moderne et les émotions sont universelles. Bien conduit, le récit ménage un vrai suspense et évite le docu-fiction ; et les péripéties incitent à la réflexion. 11-12 ans.