Le Messie du peuple chauve

GUILBERT-BILLETDOUX Augustin

Bastien, vingt-six ans, apprend qu’il est atteint d’« alopécie androgénogénétique » (calvitie précoce). Il est anéanti. Son entourage prend les choses trop à la légère ; il plaque sa petite amie, consulte forums et blogs sur la « maladie » et quitte son métier d’avocat. Il se fait embaucher par une ONG, Vert de Terre, et part en Inde à un sommet international sur l’avenir de la planète. Là, il décide de devenir le Messie des Chauves et de défendre leur cause par une prise de position radicale… Augustin Guilbert-Billetdoux, fils de l’écrivain Marie Billetdoux et du journaliste disparu Paul Guilbert, publie son premier roman, un morceau de bravoure délirant, servi par un style débridé, parfois très réussi. Le sujet principal, la calvitie, est prétexte à de multiples calembours et métaphores. L’auteur, spécialiste des questions environnementales, s’enflamme en développements très sérieux sur le thème, qui surprennent dans ce contexte plutôt burlesque. L’ensemble, une farce grandiloquente qui se prend épisodiquement au sérieux, ne retient pas vraiment l’intérêt. Reste un goût évident pour les mots qui peut augurer d’un talent prometteur.