Le Coma.

GARLAND Alex

AgressĂ©, violemment battu dans le mĂ©tro, le narrateur a passĂ© quelque temps dans le coma. RentrĂ© chez lui, il se voit dans un miroir, couvert de bandelettes sanguinolentes. RĂȘve-t-il ? Est-il toujours Ă  l’hĂŽpital ? Il sort, se perd. Un chauffeur de taxi l’aide Ă  retrouver la maison de son enfance oĂč ses parents semblent l’attendre. Catherine, son amie est auprĂšs de lui ; paniquĂ© il rĂ©veille ses voisins : comment faire partager ses rĂȘves, avec quels mots ? Un voyage aux limites de l’Ă©trange, de la folie, oĂč la crainte d’affronter le rĂ©el fait fuir Carl, habitĂ© par la peur de perdre l’esprit aprĂšs avoir, en quelque sorte, perdu son corps. Dans ce monologue hallucinĂ©, alĂ©atoire, les mots se prĂ©cipitent, assourdissants. Un cri scandĂ© par les illustrations du pĂšre de l’auteur, mĂ©taphore peut-ĂȘtre de la difficultĂ© d’Ă©crire ou de vivre simplement ? Le lecteur s’y retrouve mal. Un film avait Ă©tĂ© tirĂ© de La Plage et la mĂȘme inquiĂ©tude paraissait dĂ©jĂ  dans Tesseract (N.B. juin. 1999).