L’automne de Vincent

VERDIER Jacques

Claude Vasseur, un homme d’affaires, a confié la direction de « l’Hebdomadaire » à Vincent Vedrennes. Pendant dix ans Vincent a voulu « l’Hebdo » différent des autres parutions, sans compromission : le journalisme c’est sa passion, avec l’écriture. À la fin des années quatre-vingt, il s’apprête à révéler une “affaire sulfureuse” mettant en cause un homme très connu ami du patron. Une partie de la rédaction souhaiterait prendre moins de risques, rajouter un peu de “people” pour relancer un lectorat en baisse. Une grève se profile. La cinquantaine sonnée, Vincent désabusé ne va guère lutter. Il est plutôt préoccupé par Sylvie, son grand amour de jeunesse ; gravement malade, elle vient de l’appeler à son chevet. Jacques Verdier est lui-même directeur de rédaction : la vie d’un journal, il connaît bien ! Dans ce décor, il expose les états d’âme d’un homme désorienté par les mutations de l’époque. L’histoire sentimentale est assez banale, la description du milieu de la presse quant à elle est plus convaincante. Ce premier roman se lit agréablement.