La pendue de Londres

DECOIN Didier

1945. Albert Pierrepoint, livreur chez un Ă©picier, est aussi un « exĂ©cuteur » extrĂȘmement consciencieux. Requis pour la pendaison de criminels nazis, il devient cĂ©lĂšbre. Avec sa douce Ă©pouse, enfin mise au courant de sa double vie, il prend la gĂ©rance d’un pub. Sa hantise ? Devoir un jour pendre une jeune femme. À Londres, la ravissante Ruth Nielson, naguĂšre violĂ©e par son pĂšre et dĂ©sormais abandonnĂ©e enceinte par un soldat canadien, use de ses charmes comme « modĂšle » pour survivre. En 1955 les chemins de Ruth et d’Albert se croisent
 D’un chapitre Ă  l’autre se dĂ©veloppe le contrepoint de deux voix. Celle d’un bourreau discret, technicien compĂ©tent peu raisonneur, Ă  la vie bourgeoisement rangĂ©e. Et celle d’une jeune femme assoiffĂ©e de respectabilitĂ©, bafouĂ©e et victime de la violence des hommes. Didier Decoin (Une Anglaise Ă  bicyclette, NB octobre 2011) revendique n’avoir rien inventĂ© de ces deux destins et s’appuie sur des documents prĂ©cis : l’histoire tristement vĂ©ridique de la derniĂšre femme pendue en Angleterre pour un crime passionnel a entraĂźnĂ© l’abolition de la peine de mort. Le roman habilement Ă©vocateur des annĂ©es cinquante, trĂšs attachant, Ă©claire d’un jour nouveau la justice anglaise.