La machine de Michel

MONFREID Dorothée de

C’est l’anniversaire d’Alice, et Michel le bricoleur veut lui offrir quelque chose qui lui fasse plaisir : une machine √† f√™ter les anniversaires. Il en fabrique un premier mod√®le, fa√ßon bo√ģte √† musique √† manivelle g√©ante, que ses copains (aux cadeaux nettement plus ordinaires) jugent inaboutie. La deuxi√®me fait musique et lumi√®re, mais elle est √©norme et intransportable. Enfin, la troisi√®me semble convenir : ronde et mont√©e sur coussin d’air. Mais ces jaloux de copains critiquent encore. Alors, au lieu d’aller √† l’anniversaire d’Alice, Michel se couche, d√©sesp√©r√©. Mais…

 

C’est une histoire sympathique, o√Ļ celui qui s’est donn√© du mal, cherchant une id√©e originale, travaillant jour et nuit pour am√©liorer son cadeau, se trouve r√©compens√© par le baiser de la belle. √áa vaut le coup! Les deux copains l√©g√®rement mesquins ne sont pas transform√©s en crapauds pour autant. Le dessin vif et enjou√© de Doroth√©e de Monfreid, allant √† l’essentiel, montre un univers d√©pourvu de toute trace d’adulte, o√Ļ le gentil bricoleur arbore des lunettes sur sa bouille ronde. Le l√©ger suspense de la forme et de la destin√©e de la machine maintient l’attention d’un album plaisant mais pas inoubliable.