La gare centrale

COMPÈRE-MOREL Thomas

Une grande gare bondée de voyageurs. Ville, époque ? Mystère ! La foule attend stoïquement un train qui n’arrive pas. Les heures passent. Les voyageurs commencent à s’agiter individuellement, puis collectivement pour envoyer une délégation à la direction de la gare. Baptiste en fait partie. Toujours aucun train. La police intervient. Échauffourées. Les hauts fonctionnaires perdent les pédales… Trois jours se passent ainsi à attendre. Une écriture simple et factuelle, de brefs dialogues sous-tendent cette histoire étrange hors du temps dont les individus vivent le déroulement comme dans un rêve. Ce premier et court roman déroute quelque peu par sa froideur et son absence de signification. Il fait naturellement penser à Kafka auquel l’auteur (directeur du développement et de la diffusion à la Cité nationale de l’Histoire de l’Immigration qui ouvrira début 2007 à la Porte Dorée à Paris) a prêté sa voix pour le livre sonorisé de sa « Lettre au père ».