La folle bestialité

TODDE Giorgio

&

 

Le professeur Stramini, expert en mĂ©tĂ©orologie sociale, apprend le meurtre de la femme dont il est amoureux. Gilda a Ă©tĂ© retrouvĂ©e dans son bain, apparemment Ă©lectrocutĂ©e par son aspirateur ! La situation serait presque cocasse si deux autres crimes ne survenaient quelques jours plus tard. Stramini se met en chasse de l’assassin. Quelques indices lui donnent une piste : un texte de Dante qui Ă©voque la punition par l’enfer de la « folle bestialité », une vieille photo de classe, une nĂ©crologie
 mais sa rencontre avec l’étrange soeur de Gilda sera dĂ©cisive.

 

À premiĂšre vue amusant par la description truculente des personnages, ce livre bavard aux dialogues pauvres s’essouffle. Les indices tardent Ă  apparaĂźtre et si l’identitĂ© de l’assassin reste bien cachĂ©e, c’est parce que l’histoire tourne en rond jusqu’au bout. L’intrigue dĂ©rive avec mollesse et sombre dans un dĂ©lire collectif. Par ailleurs, l’auteur se complait dans une scatologie lassante. Il faut une grande persĂ©vĂ©rance pour ne pas dĂ©crocher. Une dĂ©ception par rapport Ă  son premier roman, trĂšs rĂ©ussi, La peur et la chair (N.B. fĂ©v. 2005).