Indira Gandhi.

LA BORIE Guillemette de

On la croyait immortelle, mais le 31 octobre 1984, Indira Gandhi meurt de vingt-quatre balles tirées à bout portant. Ses cendres seront dispersées au dessus des Himalayas. Née en 1917 dans un empire des Indes sous domination britannique, Indira appartient à la haute caste des brahmanes et est élevée dans la double culture hindoue et occidentale selon qu’elle se rend dans les salons de sa mère ou dans les appartements de son père. Fait de la splendeur de la résidence familiale, des études à Oxford comme des prisons de Poona, son destin hors du commun est tissé de vie familiale, conjugale et politique. Nehru, Gandhi, le poète Tagore forment celle qui, d’abord dans l’ombre de son père, puis à la tête de parti du Congrès, devient “Mother of India”, une femme au diapason d’un pays multiple qu’elle gouverne d’une main ferme.

 

Guillemette de la Borie publie une biographie qui va à l’essentiel, vive et attachante ; portrait d’une femme volontaire, éminemment politique, que des photographies et quelques anecdotes familiales rendent plus proche.