Colorado train

VERMOT Thibault

Durango 1949. Une petite ville au pied des montagnes, longĂ©e par la ligne de chemin de fer. De jeunes ados explorent, jouent, se rĂ©unissent dans une cabane abandonnĂ©e. Autour du feu de bois, ils se racontent des histoires d’ogre, le Wendigo des Indiens qui mange les enfants ; parfois l’un ou l’autre soupçonne une prĂ©sence dans la nuit. La disparition d’un Ă©lĂšve de leur Ă©cole ne les inquiĂšte guĂšre : c’Ă©tait leur tourmenteur ordinaire. Un jour on retrouve un bras. L’ombre se fait plus prĂ©sente… Comme dans un western, le passage du train scande l’action. Des pages en italique transcrivent des grommellements, des objectifs sinistres, des expĂ©riences douloureuses. C’est un thriller dont l’horreur se rĂ©vĂšle dans les cauchemars des enfants sans ĂȘtre moins rude Ă  confronter. Le fou, rescapĂ© d’un autre enfer, reste opaque. L’Ă©criture, fluide dans la pastorale comme dans l’enquĂȘte des Ă©coliers, leur obstination courageuse, leurs caractĂšres bien individualisĂ©s emportent l’adhĂ©sion. À partir de 15 ans. (R.F. et C.G.)