Ceux qui tiennent debout.

LINDON Mathieu

Deux hommes s’accouplent et l’un deux (le narrateur) étrangle “son amoureux”. À la suite de quoi il explore son appartement dans lequel il découvre la pièce supplémentaire où sont amoncelés les vêtements qu’il a portés depuis son enfance, sales et nauséabonds, notamment les slips. Poursuivant dans le fantastique et l’irrationnel, il évoque longuement “l’Art marginal” de deux architectes tchèques qui construisent des structures fondamentalement instables dans lesquelles ils se cachent néanmoins pendant l’occupation nazie. Il rencontre ensuite un prestidigitateur, un amateur de puzzles et, non sans déplaisir, quelques homosexuels.

 

Obsessions, hallucinations, fantasmes, recherche de soi, ce cinquantenaire en est-il encore au stade anal ? Il se complaît, en tout cas, dans l’évocation de tout ce qui concerne l’extrémité la moins noble du tube digestif. L’oeuvre de Mathieu Lindon est abondante. À propos des Apeurés (NB avril 1998), il était déjà question de cauchemars, de fable existentielle.