Butin

LAPLACE Yves

Le narrateur confie à son cousin Bernard, son aîné et complice de toujours, sa folle passion pour Maud qui l’a quitté pour un beau Sarrasin et beaucoup d’autres hommes. Si les deux cousins se ressemblent physiquement, ils s’opposent totalement dans leurs comportements amoureux avec celles qu’ils désignent comme étant leur Butin : Bernard est un collectionneur sans états d’âme, légèrement proxénète sur les bords, alors que le narrateur pratique l’amour avec raffinement et sensualité. Au cours d’un voyage qu’ils font ensemble au Vietnam, les deux cousins ne se privent pas d’apprécier les charmes des jeunes, très jeunes autochtones.

 

Sur un ton théâtral (l’auteur écrit aussi pour le théâtre), souvent incantatoire, ce long délire verbal sur fond de sensualité, et même de pornographie, qui se veut convaincant de sincérité, lasse vite par son inconsistance et son écoeurante vision de la femme.