Brume

KING Stephen

AprĂšs le passage du cyclone, tout n’est que dĂ©solation, le hangar Ă  bateau dĂ©truit, des arbres couchĂ©s en travers de la route, l’électricitĂ© coupĂ©e. La famille est saine et sauve. Bien qu’il Ă©prouve un malaise Ă  laisser sa femme seule dans cette brume Ă©trange persistant au-dessus du lac, Dave part avec Billy au supermarchĂ©. LĂ  rĂšgne le chaos, faute d’électricitĂ©. Levant la tĂȘte il voit, Ă  la place du soleil, un disque d’argent dans une nappe opaque et Ă©tincelante avançant au ralenti. Puis arrive un homme Ă©puisĂ©, le nez ensanglantĂ©, bredouillant « il y a quelque chose dans le brouillard qui a emportĂ© John Lee !»  Une centaine d’individus, locaux ou touristes retranchĂ©s, sont attaquĂ©s Ă  la moindre tentative de sortie par des choses tentaculaires, oiseaux prĂ©historiques, araignĂ©es gĂ©antes. Le procĂ©dĂ© permet l’analyse du comportement d’ĂȘtres humains enfermĂ©s pendant dix-huit heures en proie Ă  la terreur ; de quoi les faire devenir aussi des monstres. L’auteur, en bon conteur, sollicite, dĂšs les premiĂšres pages, la curiositĂ©. Ce  thriller fantastique tient en haleine en dĂ©pit de la frustration qui naĂźt d’une fin sans conclusion laissant peu d’espoir. Cette nouvelle Ă©crite en 1976 (d’oĂč l’absence de tĂ©lĂ©phone portable) est dĂ©jĂ  parue chez Albin Michel en 1987 et 2008.  (A.T. et J.G.)