Ballade pour une baleine

KELLY Lynne, POMEL Anne

Une baleine est nommée Blue 55 parce que son chant est unique, se situant autour de 55 Hertz. Ses congénères ne peuvent l’entendre, elles qui ne dépassent jamais 35 Hertz. Quand Iris, sourde de naissance, voit une vidéo à ce sujet en cours de SVT, elle fait immédiatement le parallèle entre son isolement parmi ses camarades et celui de la baleine qui ne peut pas communiquer avec les siens. Passionnée d’électronique, elle mène le projet de reproduire le chant de la baleine Blue 55 et n’a plus qu’un objectif : rejoindre en Alaska le sanctuaire marin où des scientifiques cherchent à repérer le cétacé et lui poser une balise GPS.

Plusieurs thèmes moteurs maintiennent l’attention. La surdité et l’isolement des enfants que les parents veulent maintenir dans une scolarité normale. Le phénomène particulier de cette baleine qui fascine les scientifiques et l’aventure avec la fugue improbable de l’adolescente et de sa grand-mère vers l’Alaska. Même si ce dernier épisode est un peu long et peu crédible, le roman a suffisamment d’atouts pour maintenir le suspense et l’intérêt. L‘auteur est interprète en langue des signes. À travers la baleine Blue 55 elle illustre parfaitement les problèmes d’intégration des enfants sourds. (A.-M.R. et C.H.)