Amours d’enfance

MARKOVITS Benjamin

Après Imposture (NB mars 2009) et Un Arrangement tranquille, Amours d’enfance est le dernier opus d’une trilogie inspirée par Byron. Benjamin, spécialiste des romantiques anglais, en est le héros, aux côtés du professeur Peter Sullivan et de… Byron. Il y relance sa carrière littéraire assoupie avec la publication des oeuvres de son ex-collègue dont il est l’héritier. Dans cette fiction polyphonique, les séquences alternent. Trois chapitres sont consacrés aux recherches sur la personnalité trouble du professeur que sa fascination pour Byron a poussé à écrire « à la manière de » ; s’y ajoutent ses questionnements sur la création littéraire. Trois chapitres sont les reconstitutions partielles du journal de Byron imaginées par Sullivan : premiers émois, adolescence, fin en Grèce. Une large place est accordée à la sexualité du poète jugée « déviante » à l’époque. Érudition, vivacité intellectuelle, style classique sont hélas plombés par beaucoup de longueurs.