Le carnet rouge

HEURTIER Annelise

Marie, seize ans, vit seule avec sa mère, infirmière de nuit. Elle a une relation difficile avec celle-ci car elle a toujours refusé de lui parler de sa propre famille.  Son silence ressemble à une interdiction et provoque chez l’adolescente de nombreux fantasmes concernant son ascendance. Un inconnu, qui se révèle le mari de sa grand-mère, l’aborde et lui remet un carnet rouge qui contient les souvenirs de celle-ci. L’adolescente se découvre alors une grand-mère népalaise, Sajani, qui fut à Katmandou une kumari, c’est-à-dire une enfant sacrée, puis déchue, une prostituée.Traité avec simplicité, ce récit concernant la quête des origines d’une adolescente métisse est dépaysant et romanesque dans sa partie népalaise.  En revanche, l’histoire au quotidien de l’héroïne sympathique apparaît un peu falote, pseudo pimentée par un vague béguin. L’écriture vivante  est agréable à lire, mais ne suffit pas à transcender un thème – le secret de famille – pas tellement original. En fin d’ouvrage, un lexique d’une dizaine de pages précise les termes propres au boudhisme, à l’hindouisme et à la culture népalaise.