Un vent de paradis : le roman des troubadours

PEYRAMAURE Michel

Le vieux Peire Jouvenel raconte sa vie. Il est nĂ© vers 1115 prĂšs de Limoges dans une famille de manants, mais a eu la chance de frĂ©quenter l’école de grammaire. Il s’est rĂ©vĂ©lĂ© douĂ©, particuliĂšrement dans l’art d’écrire et de mettre en musique des poĂšmes Ă  la maniĂšre des troubadours qui vont de chĂąteau en chĂąteau. ObligĂ© de retourner au travail de la terre, oĂč il a pu mettre en pratique sa connaissance des herbes mĂ©dicinales, il n’a jamais renoncĂ© Ă  la poĂ©sie, inspirĂ©e par la nature et les femmes de sa vie.

 

L’histoire, agrĂ©mentĂ©e sans excĂšs de termes et de tournures d’époque, se lit agrĂ©ablement. On y dĂ©couvre surtout le quotidien de la sociĂ©tĂ© dans laquelle Ă©volue le hĂ©ros. Les paysans sont misĂ©rables, les bourgeois Ăąpres au gain, les seigneurs batailleurs. Les brigands sont partout. Les troubadours, eux, connus ou inconnus, ne font que passer. PlutĂŽt que « roman des troubadours », l’auteur (La confession impĂ©riale, NB aoĂ»t-septembre 2010) aurait pu sous-titrer son livre « Vie et moeurs en Limousin au XIIe siĂšcle ».