Suzanne Valadon.

DIAMAND ROSINSKY Thérèse

1865, le peintre Suzanne Valadon na√ģt d’une blanchisseuse alcoolique et d’un homme inconnu. Elle grandit √† Montmartre, totalement livr√©e √† elle-m√™me, n’ayant qu’une passion, le dessin. Elle devient mod√®le √† quinze ans et pose pour Puvis de Chavannes, Renoir, Toulouse-Lautrec. Elle observe leur travail et apprend beaucoup aupr√®s d’eux. Sa rencontre avec Degas sera importante, il la guidera et restera son ami jusqu’√† sa mort. Elle aura un fils, Maurice Utrillo, qu’elle poussera par la suite vers la peinture pour tenter de rem√©dier √† un alcoolisme d√©vastateur.

L’auteur trace d’une mani√®re vive le portrait d’une femme √† l’esprit libre, au temp√©rament √©tonnant, sans √©ducation, ni pr√©jug√©s moraux, belle et dot√©e d’une grande intelligence, d√©termin√©e √† devenir peintre. Elle admire cette femme tr√®s humaine et sans concession. Elle d√©peint √©galement le Montmartre cr√©atif, boh√™me et tr√©pidant des ann√©es 1880-1920, peupl√© d’artistes. Suzanne Valadon mourra en 1938, c√©l√®bre. Cette biographie est √©crite de mani√®re tr√®s minutieuse avec de constantes r√©f√©rences bibliographiques. On sent l’√©crivain fascin√©e par son sujet. Le r√©sultat est passionnant.