On habitera la forêt

PLANCHON Esmé

En admiration devant sa mère, actrice, Joyce passe beaucoup de soirées au théâtre. L’envers du décor, c’est une vie en marge, solitaire. L’adolescente compense par le rêve et une imagination débordante. Quand elle part pour les vacances chez sa grand-mère, à la campagne, elle y voit une bonne occasion de réaliser son devoir de vacances sur « le sentiment de la nature chez les poètes ». Dans la forêt où elle se promène pendant des heures, elle fait une étrange rencontre : une femme-oiseau perchée sur la branche d’un arbre.  La vie à la campagne, les promenades en forêt, la rencontre avec une femme fantaisiste et bienveillante sont les conditions idéales pour s’imprégner de poésie et passer des journées inoubliables, tandis que la grand-mère vaque à ses occupations.  Mais les promesses d’une aventure hors des sentiers battus vient se heurter à une réalité qui exige de la révolte, de l’action : la forêt est menacée par une exploitation de sapins de Noël. L’inspiration désormais ne vient plus de Rimbaud mais des Zadistes. Et le roman est comme coupé en deux, de manière un peu brutale et décevante. (A.-M.R. et M.-J.C.)