Meilleur ami.

LAMBERT J√©r√īme

¬ę Nathan est mon meilleur ami. Et Nathan est amoureux de Claire ¬Ľ. C’est ainsi que le narrateur commence son r√©cit. Nathan peut tout lui dire, tout lui demander et lui confier ses moindres √©tats d’√Ęme. Cela va l’amener √† d√©couvrir l’intensit√© des sentiments de son ami, et aussi √† se demander jusqu’o√Ļ peut aller son r√īle de confident. S’il √©coute Nathan lui d√©crire la force de cet amour incomparable, qu’est-ce qui le pousse √† espionner son ami quand il va la nuit sous les fen√™tres de celle qu’il aime en secret ?…

Au-del√† de l’√©tude du comportement amoureux dans ce qu’il a ici d’absolu et d’irrationnel, de virtuel aussi, c’est d’une d’amiti√© qu’il s’agit. Une amiti√© presque √† sens unique puisque le narrateur non seulement s’interroge sur ce qu’il repr√©sente aux yeux de son ami, mais d√©couvre aussi qu’en dehors de ce dernier, il n’existe pas par lui-m√™me. Se situant d√©lib√©r√©ment en retrait par rapport √† l’autre, il le prot√®ge, lui prodigue des conseils et vit presque √† sa place la r√©v√©lation amoureuse avec un certain voyeurisme. L’introspection et la r√©flexion sont finement analys√©es mais l’int√©r√™t est plus litt√©raire que romanesque,