Ma vie avec Mozart.

SCHMITT Eric-Emmanuel

Le titre du roman annonce une cohabitation : celle d’un brillant auteur actuel avec un musicien c√©l√®bre, mort en 1791. Un air d’op√©ra entendu par hasard transforme l’adolescent suicidaire et en pleine d√©r√©liction en un homme rempli de curiosit√© et d’app√©tits. Touch√© par la gr√Ęce, il √©crit √† Mozart; il lui dit ses souffrances devant la perte d’√™tres aim√©s, sa qu√™te d’absolu, de Dieu, son go√Ľt de la beaut√© personnifi√©e par les chats ; autant de temps qu’il fait accorder avec des extraits bien cibl√©s du r√©pertoire mozartien. Sans expliquer les myst√®res de l’√©motion, le romancier trouve dans la musique une consolation au tragique de l’existence (en correspondance avec celle de Mozart) ; elle le conduit vers l’humanisme, le r√©concilie avec lui-m√™me.

 

Cette le√ßon de vie et de sagesse n’est pas exempte de facilit√©s, de banalit√©s. Mais l’√©crivain est un s√©ducteur √† l’√©criture limpide, affective (Lorsque j’√©tais une oeuvre d’art, N.B. oct. 2002). Serait-ce une autobiographie o√Ļ Mozart, guide de bonheur et d’optimisme, conseille notre toujours jeune homme √©merveill√© au son de La Fl√Ľte ?