L’Opus Dei.

MAZERY Bénédicte des, MAZERY Patrice des

CrĂ©Ă©e en 1928 en Espagne par le pĂšre EscrivĂ  de Balaguer, L’Opus Dei (ƒuvre de Dieu) compte prĂšs de quatre-vingt-six mille membres, clercs (mille neuf cents) et laĂŻcs. TrĂšs proche de Jean Paul II qui l’a Ă©levĂ©e en prĂ©lature personnelle (assimilation Ă  un Ă©vĂȘchĂ© dĂ©pendant directement de Rome) et a canonisĂ© son fondateur, sa vocation est de « propager le feu de Dieu » et de sanctifier le monde par le travail, la pauvretĂ©, le cĂ©libat, l’obĂ©issance. AprĂšs une Ă©mission tĂ©lĂ©visĂ©e oĂč les auteurs, journalistes Ă  Canal +, ont utilisĂ© une camĂ©ra cachĂ©e lors de visites dans des centres de L’Opus Dei, celle-ci ne voudra plus les recevoir. La hiĂ©rarchie catholique adopte, elle aussi, une attitude distante. Le livre est donc nourri de tĂ©moignages de « repentis », anciens membres d’abord enthousiastes puis rĂ©voltĂ©s, ainsi que commentaires de personnalitĂ©s hostiles au mouvement le dĂ©crivant comme sectaire, Ă©litiste, intĂ©griste et surtout, secret. Ce document partial, voire opportuniste (Cf. le succĂšs de Da Vinci Code, NB mai 2004), intĂ©ressera ceux qui ignorent tout de ce mouvement, sans rien apprendre Ă  ceux qui le connaissent.