L’oeil d’Odin (Les mondes de Thorgal. La jeunesse de Thorgal ; 2)

YANN, SURZHENKO Roman

Thorgal a une quinzaine d’années. Il est bien décidé à sauver trois soeurs transformées en baleines par la haineuse déesse Frigg, femme d’Odin. Frigg accepterait de se laisser fléchir, à la condition de lui rapporter l’oeil d’Odin conservé par la déesse de la connaissance, Mimir. Aidé par une Walkyrie déguisée en cygne immaculé, il parvient, sous les racines du grand frêne, à subtiliser le précieux organe divin qu’il donne à Frigg.  De retour à son village, et après de multiples péripéties, le jeune ado arrivera-t-il à sauver ses trois amies ?

L’arborescence du phénomène Thorgal continue de grandir, ciselée par les orfèvres Yann et Surzhenko, avec la période adolescente du héros. Le procédé de la série reste le même : le héros est confronté au monde mystérieux et fantastique du Walhalla et il doit surmonter une ou plusieurs épreuves. Chaque fois, l’épisode étendu sur deux albums est soutenu par un dessin fidèle aux créateurs de la série : précis, réaliste, chaleureux.  Le bon moment passé rend volontiers indulgent pour le scénario, à l’inconsistance cachée derrière la complexité croissante des péripéties.