Shearwater est une île perdue au milieu de l’océan austral. Depuis huit ans un veuf et ses trois enfants y prennent soin d’une banque de semences végétales menacée par la montée des eaux. L’équipe scientifique chargée de sélectionner les graines essentielles à la survie pour les transporter ailleurs a quitté l’île, un bateau reviendra dans sept semaines. Les communications ont été coupées, pourquoi ? Quand une tempête rejette sur la plage une femme à demi-noyée… Que vient-elle faire ici et quels secrets cache la famille ?
Le cadre du thriller de l’autrice australienne écologiste est une île à la beauté sauvage, peuplée d’innombrables animaux exotiques. Mais le réchauffement climatique voue ce paradis à la disparition. La tempête a endommagé les circuits électriques, et il faut déménager les semences stockées sur la colline dans le seul congélateur efficient du phare après une nouvelle sélection… Le père veille sur les installations et ses enfants. L’aîné est fasciné par le chant des baleines, la seconde vit au milieu des phoques, le petit dernier connaît tous les secrets des plantes. L’amour paternel irrigue le récit. L’intruse à la recherche de son mari s’éprend du site et de ses habitants. Les caractères sont finement cernés. Et l’île est hantée par les fantômes des disparus que les vivants se reprochent de ne pas avoir protégés. Car avant le début du huis clos ont eu lieu des drames dont le mystère se dissipe peu à peu, entretenant un suspense haletant. Une dystopie envoûtante. (L.G. et A.Be.)
