L’enfant de l’exil (Les immigrés ; 1)

KOVAČIČ Lojze

Cet écrivain slovène, mort en 2004, a choisi la forme du roman pour sa trilogie autobiographique. Dans le premier tome consacré aux années 1938 à 1941, Bubi, dix ans, raconte le départ précipité de la famille, de Bâle pour la Yougoslavie, pays de son père « Vati ». Au-delà du dépaysement du début, l’exil est vécu comme une déchirure : la mésentente de ses parents, une existence misérable, l’incompréhension de l’entourage, son appartenance allemande par sa mère et l’apprentissage du slovène, langue qui le rebute, provoquent en lui un profond et violent sentiment d’injustice et de révolte. Il plonge dans la petite délinquance alors qu’installée à Ljubljana la famille tente de survivre en pleine montée fasciste…  Les souvenirs se succèdent en vrac au rythme des sensations, des émotions et des désillusions qui se font jour au fur et à mesure dans la tête et le coeur de l’enfant. Le procédé narratif descriptif très répétitif dessert malheureusement ce témoignage bouleversant.