Le testament de Nobel

MARKLUND Liza

Lors du banquet organisé en l’honneur de la remise du prix Nobel de médecine, la journaliste Annika Bengtzon est le témoin principal de l’assassinat de la présidente du Comité Nobel. La tueuse a disparu. Réduite au silence pour les besoins de l’enquête policière, puis mise au placard par sa rédaction, Annika enquête de son côté. Ses recherches l’orientent vers l’Institut chargé d’attribuer les prix. Un deuxième, puis un troisième meurtre sont commis. L’héroïne de Studio Sex (NB février 2001) reprend du service. Mais qu’il est compliqué d’être une journaliste d’investigation dans un milieu principalement masculin, confrontée au machisme de la police tout en restant femme et mère de famille. Sa détermination la rend sympathique malgré les trop longs intermèdes sur ses relations avec son mari et les problèmes de ses enfants. Ambitieux par le nombre des sujets abordés – les nouvelles méthodes journalistiques, la place de la femme dans la société, le pouvoir, l’argent et la corruption dans le milieu de la recherche – et truffé d’extraits de lettres concernant la vie d’Alfred Nobel, le roman tire en longueur. Heureusement, l’écriture est rythmée et la fin explosive.