Le Passage des Ombres

HAUSSER Isabelle

Drôme, été 2003, un “trio des esseulés” se constitue : deux hommes, l’un, américain, William Barber, s’invite chez son presque homonyme ami français Guillaume Barbier, et une femme, Elise, médecin et amie d’enfance de Guillaume. Tous trois ont un deuil traumatique à affronter et font face selon leur tempérament. Ils se retrouvent souvent pour faire de la musique, se réchauffer à leur amitié respective. Les travaux de rénovation d’une vieille remise plongent William dans l’histoire de la région à l’époque de la révocation de l’Édit de Nantes : il semblerait qu’un meurtre impuni y ait été commis. Un autre meurtre bien contemporain obnubile Guillaume, juge d’instruction de son état. Mais c’est la psychologie des trois protagonistes et leurs relations qui sont au centre du roman.  Un peu trop de thèmes dans ce roman plus touffu que Une comédie familiale (NB août-septembre 2003) : le deuil et la mort, l’intolérance religieuse, l’amitié, la politique américaine, à travers des considérations vraiment trop convenues, les intrigues policières… Malgré le savoir-faire d’Isabelle Hausser, le lecteur sort un peu ébouriffé.