Le déluge (la fin du monde ; 1)

LAPUSS', STI

Dieu file un mauvais coton. Ce personnage du type Bidochon, plutôt porté sur la bouteille et harcelé par une harpie d’épouse, s’est aperçu que l’humanité s’est totalement fourvoyée et glisse sur la mauvaise pente. Il lui faut repartir à zéro. Tout doit disparaitre, et un bon déluge fera l’affaire. Seuls seront sauvés les échantillons terrestres qui seront confiés au copain de beuveries, Noé et son arche insubmersible (quoique…)

Voilà le fond de l’histoire, il ne reste plus qu’à développer l’argument : des strippes de six cases identiques occupant chacun une demi-planche font avancer le récit en s’efforçant chaque fois d’apporter un gag nouveau. Le genre avait été inventé à l’époque pour Gaston Lagaffe. Reprise ici, la méthode met en scène des personnages vulgaires d’aujourd’hui : Dieu et Noé ne sont que beaufs niais au cerveau plus proches des réalités de la Terre que des aspirations spirituelles.  L’humour qui doit apporter une tempête d’air frais et de rires n’arrive qu’à susciter quelques sourires de compassion.  On a touché le fond, toute la fraîcheur de l’original biblique a disparu pour laisser place à une lourdeur générale qui ne peut qu’aboutir à un naufrage.