L’amant anglais.

WILSON Laura

En cet automne 1940, dans les sombres rues londoniennes du quartier de Soho, plusieurs prostituées sont assassinées. Leurs cadavres sont retrouvés atrocement mutilés à coups de tisonniers, de couteaux de cuisine et de fers à friser… Crimes passionnels apparemment. Se trouvent bizarrement mêlées à ces morts brutales plusieurs personnes qui n’auraient jamais dû se rencontrer : une prostituée mère d’un petit garçon, une jeune fille très romantique, un beau pilote de la RAF plutôt déstabilisé et un homme de la Défense Passive. À une sorte de jeu du furet, différents objets se trouvent tour à tour en leur possession. Et, par-dessus tout cela, les bombes pleuvent, la vie quotidienne tente de poursuivre un cours normal au milieu des morts et des gravats. Le récit court sur trois mois, au jour le jour. Chaque chapitre est le monologue d’un des personnages, ce qui ralentit parfois le suspense mais, comme dans Une voix disparue (NB novembre 2002), l’étude psychologique est très bien menée. Elle conduit inexorablement le lecteur vers la terrifiante déviance des comportements des divers protagonistes.