La vie en rouge

CORTEY Anne

La pire crainte de Nina, c’est de parler en public. Dès qu’il s’agit de se faire remarquer, elle rougit, et elle déteste ça. Tout va changer avec l’arrivée d’Adnan dans sa classe. Car ce jeune garçon n’est pas un nouveau ordinaire, il est réfugié syrien. Lui aussi a un rapport particulier avec le rouge, mais pas le rouge de la gêne, celui du sang et de la guerre. Ensemble, et grâce à l’atelier théâtre de leur école, les deux enfants vont apprendre comment affronter leurs peurs et les surmonter. Surfant sur l’actualité, le roman d’Anne Cortey et de Vincent Bourgeau se veut inclusif et explicatif. Hélas, si l’histoire des deux héros est touchante, le développement reste vraiment trop léger, trop factuel. Une faille se crée entre le sujet abordé, nécessitant une certaine maturité, et le vaisseau texte, léger voire simpliste, adapté à un public plus jeune. Le roman reste cependant intéressant car il permet d’ouvrir un débat. Des illustrations en gris et rouge aèrent le texte et donnent vie aux personnages. (J.J. et M.-J.C.)