La vie en bleu

NORAC Carl

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Une histoire sombre, très sombre, où les éléments sont déchaînés et où un enfant parle à la mer, comme s’il était magicien et que la mer lui obéisse. C’est Yannick, dont le papa est parti pour un mois pêcher le thon, sur son bateau La vie en bleu. Avec sa mère, il attend chaque jour, à midi, le message du marin sur l’écran de télévision. L’enfant et sa mère, chacun à sa manière, attendent son retour. Quand les femmes se réunissent dans l’inquiétude, Yannick passe par la fenêtre et va jusqu’à la plage parler aux vagues, mais celles-ci le prennent, le roulent. L’enfant lutte, est rejeté sur le sable, tandis qu’arrive un groupe, sa mère en tête, partie à sa recherche.

L’angoisse est présente avec la tempête qui menace dans des images puissantes, tragiques. Grande force picturale au réalisme un peu écrasant, même si la fin de l’histoire est apaisante : au petit matin, le bateau rentre au port.