Dies Irae.

SAINT-BOIS Danièle

Une femme de cinquante-quatre ans a √©puis√© tous les traitements susceptibles de la gu√©rir du cancer qui la ronge depuis plusieurs ann√©es. Elle se sait condamn√©e et d√©cide de choisir l’heure de sa mort, accompagn√©e dans cette d√©marche par le m√©decin qui l’a suivie. Dans un quasi-monologue, elle crie sa col√®re, sa r√©volte contre tout ce qui l’a bless√©e : machisme, terrorisme, violence. Toutefois, apr√®s avoir d√©cid√© de mourir, l’angoisse la submerge, faisant fl√©chir sa volont√©, rendant d√©risoires ses haines face √† la pulsion de vie qui l’habite √† nouveau.

√Čcrit dans un style √† la violence lib√©r√©e sur le th√®me de l’euthanasie, ce court roman peut choquer, mais cette longue plainte d’une femme ¬ę¬†au bord du gouffre¬†¬Ľ – comme la famille de Au premier sang (NB novembre 2000) – traite avec une certaine justesse de la contradiction des sentiments entre une d√©cision raisonn√©e prise √† un moment donn√© et le temps du passage √† l’acte, sec comme un couperet.