De jour comme de nuit

OUTERS Jean-Luc

Dans les années 1970, trois adolescents bruxellois, Juliette, Hippolyte et César, en conflit avec leurs parents, s’accordent sur leur désir d’indépendance et leur aspiration à un changement de société. César, le plus radical, s’implique dans les bouleversements historiques de l’époque, au Chili, en Espagne, au Portugal… Nourri des utopies éducatives exaltées par des philosophes contemporains, le groupe fonde dans le Hainaut un établissement pour enfants à problèmes, exclus du système scolaire obligatoire, et essaie d’appliquer à chacun une pédagogie adaptée. Des résultats incertains, voire tragiques, sanctionnent un idéalisme sans défense. La fougue juvénile exaltée dans le roman s’enlise dans de longues dissertations émaillées de banalités, rédigées dans un style plat et lassant malgré les bonnes intentions de l’auteur (Le voyage de Luca, NB janvier 2008). L’analyse superficielle des portraits et des situations familiales, jointe à une certaine distanciation dans l’écriture et à une ironie sous-jacente, tempère l’adhésion du lecteur à cette histoire d’amitié, d’amour et d’engagement politique.