Contamination

VAJDA Sarah

 

 

Lucien Journot, conducteur de train, mène une vie terne et monotone : marié plus par obligation que par conviction et père d’un fils dont il ne se sent pas très proche, sa vie bascule brutalement le jour où une inconnue se jette sous son train. Traumatisé, s’accusant d’être un assassin, il est obsédé par la montre retrouvée sur la voie que cette femme voulait « léguer à l’homme qui l’écraserait ». Désormais avec Salan, le commissaire chargé de l’enquête, il veut tout connaître de la vie de la dénommée Sylvie Vannier. Il rencontre Alexandre Diego Garcia, orphelin de dix-sept ans, qui a eu une aventure avec Sylvie, ainsi que le père de celle-ci. Tous se croisent et tentent de se reconstruire.

 

Sarah Vajda, docteur ès sciences du langage, observe les êtres, leur quotidien, leurs aspirations refoulées et leurs états d’âme. Sa biographie de Maurice Barrès (N.B. jan. 2001) était confuse. Contamination l’est tout autant. À la confusion s’ajoutent les digressions incessantes, les changements de registre intempestifs et un style amphigourique rempli de métaphores et d’allusions plus ou moins littéraires.