Cendres (Metropolitan ; 3)

BONNEAU Julien, BONNEAU Laurent

Vincent perd patience et devient brutal en interrogeant Alex. L’affaire du meurtre de Matisse  (Borderline ; NB octobre 2010) lui est retirée, bientôt il sera mis à pied. Cependant, il continue son enquête personnelle sur son fils Xavier qu’Alex avait autrefois hébergé, mais qui s’était mal comporté avec Lana. Menacé, mal à l’aise dans son rôle de père et dans ses fonctions de policier qui s’entremêlent en se contrariant, Vincent ne risque t-il pas de sombrer dans la folie ?

Un dessin sombre et original, riche en contre-plongées, introduit rapidement dans une ambiance délétère. La mise en teinte joue sur les tonalités de bistre et de rouge, avec des variations dans les contrastes soulignant le rythme du récit. Quelques retours en arrière sont repérés par des teintes vert d’eau. Forte, parfois violente, l’image se centre parfois sur quelques objets évocateurs, tels le mégot de la première page qui devient signe du temps qui passe et de l’exaspération montante. Le désarroi psychologique et l’alcool nouent peu à peu un drame dont la fin devient vite inéluctable.