Bombay parade

CHARPENTIER Yves

En quête de son amie spécialiste des rites funéraires, il arrive à Bombay au moment de la fête du dieu éléphant Ganesh. Photographe, les foules misérables et exaltées, l’ordure et la pollution, les morts et les blessés fascinent son objectif et, avec une morbidité complaisante, il s’enlise dans la ville monstrueuse, se fond dans les festivals et les bas quartiers, recueille une fillette… et se retrouve en amant-chauffeur d’une vedette de Bollywood, oubliant l’amie vainement recherchée dans le Tamil Nadou. Témoin de la corruption ambiante, il croise des mafieux, s’affilie à une secte sanguinaire et glisse vers une fin acceptée, spectaculairement mise en scène lors du retour annuel  de la fête de Ganesh.

 

Ce héros aux sombres délectations (La gloire du rapporteur, NB décembre 2003) n’est guère crédible et l’intrigue rebondit au gré de hasards qui ne le sont pas davantage. Il reste qu’Yves Charpentier connaît bien l’Inde et sait en rendre l’univers vertigineux où la fatalité excuse l’indifférence, où la splendeur côtoie l’ordure. Malgré l’inconsistance romanesque, cette histoire de mort prend dans ce contexte une ampleur inattendue.