Au monde.

SIMON Isabelle

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Il se sent grand et fort, ma√ģtre du monde dont il est le gardien. Il se sent minuscule, perdu dans l’univers, cible des pr√©dateurs. Il est dans le monde, vivant, attentif, en communion avec la nature et ses secrets, avec ses anc√™tres. Il n’est pas seul, il appartient √† une tribu, √† une famille.

L’enfant aborig√®ne dont il est question est repr√©sent√© par une statuette hi√©ratique photographi√©e dans un d√©cor naturel. Selon sa position dans le paysage, le personnage appara√ģt gigantesque ou minuscule ou envahi par l’√©motion. La photographie permet, dans l’espace, des jeux d’ombre et de lumi√®re dont l’effet est saisissant tandis que la mati√®re de la sculpture donne beaucoup de pr√©sence. √Ä travers cet enfant aborig√®ne, c’est l’enfant universel qui est pr√©sent√© au fur et √† mesure de sa croissance et de ses apprentissages, de l’√©gocentrisme de l’enfance √† la conscience d’une place dans la soci√©t√©. √Ä recevoir de mani√®re intuitive, comme une belle oeuvre d’art qui a du sens.