Archéologues, les nouveaux aventuriers

COMPOINT Stéphane

Afin de se familiariser avec l’activité des archéologues, 14 destinations sont visitées, situées sur une mappemonde au début du livre. Alexandrie (phare et nécropole), l’île de Pâques, la Mongolie (découverte d’ossements de dinosaures), Pompéi, la France celtique… Chacune est traitée en deux ou trois doubles pages ; sur la première, une grande photographie est accompagnée d’un texte résumant les découvertes; sur les suivantes, des photos légendées détaillent le processus accompli ou les objets retrouvés.

Le propos est louable, de faire partager le travail des archéologues, même si seuls les moments forts sont visibles, les baptiser « aventuriers » est peut-être légèrement excessif. Mais le livre ressemble davantage à un vaste fourre-tout à la ligne directrice vague, surtout lorsque surgit la mission Pôle Nord de Jean-Louis Étienne ou la recherche de l’ours bleu en Alaska (peu exigeantes en archéologues). Chaque lieu est survolé rapidement, laissant sur sa faim ; les informations sur le travail des archéologues restent parcellaires, superficielles ; et la présentation des connaissances manque d’une organisation claire. Restent heureusement des images belles, souvent intéressantes, pour sauver l’entreprise.