Après le déluge

CASTRO Joy

Nola, vingt-sept ans, est très motivée quand son rédacteur en chef lui propose d’enquêter sur le devenir du millier de délinquants sexuels qui ont été libérés lorsque l’ouragan Katrina a pratiquement détruit la Nouvelle-Orléans. Elle se documente et interviewe diverses parties prenantes (policiers, experts, parents, ex-détenus, etc.). Une jeune fille, enlevée en pleine ville, est retrouvée morte, violée, abominablement mutilée. L’un des individus que rencontre Nola est-il le coupable ? La Nouvelle-Orléans, avec ses habitants, ses quartiers si divers, peine à se remettre de l’ouragan qui l’a détruite trois ans auparavant. Sa résilience après un choc terrible est au centre du livre, comme celle de l’héroïne, journaliste d’origine très modeste, attachée à sa mère, incapable d’établir avec les hommes une relation autre que sexuelle et furtive. Joy Castro, universitaire, passe à la fiction, après avoir écrit sur son propre traumatisme et la difficulté de sa reconstruction. Ce premier roman, à la fois étude historique, sociologique, analyse criminelle et histoire d’amitié, se lit d’un trait, mais l’intrigue policière est décevante. Elle s’égare dans des digressions concernant plus l’histoire de la jeune journaliste que la recherche du criminel.