Angle mort

FONTENEAU Pascale, BALEZ Olivier

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Pas de Manekenpiss, pas de place Debrouker dans cette Bruxelles que parcourt en tous sens le tueur, mais des pav√©s humides aux abords de la gare, des bo√ģtes de nuit, des quartiers o√Ļ les usines disparaissent au profit des immeubles, un canal d√©sert, le tout dans une ambiance sombre et glauque. Ce qui frappe d’abord, c’est la mani√®re originale qu’utilise le dessinateur Balez pour animer le sc√©nario propos√© par Pascale Fonteneau. Les traits noirs √©pais, grossi√®rement esquiss√©s, savent plus √©voquer que d√©crire, tandis que les couleurs alternent les combinaisons √©teintes et les palettes fluos, en accompagnant et rythmant l’ex√©cution de la¬†¬ę commande ¬Ľ du personnage principal. L’intrigue se met en place peu √† peu comme dans un jeu de taquin o√Ļ se forme l’image d’une blonde myst√©rieuse. Quand le jeu est fini, la finalit√© appara√ģt.