Un attentat vient d’avoir lieu à la périphérie de Berlin : un engin de construction géant a été incendié. Les activistes écolo qui protestent contre le chantier de Metropolia sont-ils responsables ? Sasha est envoyé sur place pour enquêter sur ce sabotage. Grâce à sa couverture d’ouvrier soudeur, il va pouvoir infiltrer l’infra-monde des « bordures extérieures », fait d’ouvriers et de marginaux, mais aussi de migrants qui tentent d’entrer dans la ville. La rencontre avec Lucian, un jeune accro au Métapsy, va lui faire réaliser que l’affaire n’est pas si simple… et s’enfonce peut-être jusqu’au racine de son propre passé d’enfant de clandestin.
Métropolia réussit en un seul tome à nous embarquer dans son univers. Et cela même sans connaitre le premier tome. La place de la technologie dans un futur pas si lointain (2099) se trouve à mi-chemin entre les prémisses de ce qui nous tend déjà les bras (faute de moyen de transports, on compte ses pas pour gagner de l’argent…) et une inquiétante accélération de la dimension « Big Brother » & autre domination de l’IA (presque tout le monde à une puce qui permet de le tracer). Le scenario avance à pas subtils plutôt qu’avec des gros sabots et certaines astuces scénaristiques sont plutôt bien vues, comme la façon de comprendre les multiples personnalités de Lucian sous l’emprise du Métapsy.
Au final, l’intrigue est assez classique, mais cela en devient secondaire. On suit un héros avec ses faiblesses, dans un futur suffisamment plausible sous certains aspects pour nous accrocher, le tout servi par un dessin minutieux, véritable plaisir pour les yeux. Tous les bons ingrédients sont réunis pour ancrée une belle série.
Ce tome deux donne à la fois envie de se ruer sur le tome un mais également de découvrir sa suite.
M.C.
