En 1969 le colonel de Saint-AndrĂ©, Ă©cuyer en chef du Cadre noir, Ă©tait mis Ă la retraite au moment oĂč cet organisme se transformait en Institut national dâĂ©quitation (INE) dont il gardait le commandement Ă titre civil sous la tutelle dâun directeur. Le colonel de Saint-AndrĂ© ne concevait la nouvelle Ă©cole que sous l’autoritĂ© de l’Ă©cuyer en chef et supportait mal une contrainte. En 1972 un dĂ©cret crĂ©a lâĂcole nationale dâĂ©quitation sous tutelle du MinistĂšre des sports et le « remerciera » un peu brutalement. Il ne lâapprĂ©ciera pas et prĂ©fĂšrera dĂ©missionner avant une cĂ©rĂ©monie prĂ©vue avec le ministre pour la remise de sa rosette dâofficier de la LĂ©gion dâhonneur.
Manifestement ce congĂ© ne lâa pas Ă©tĂ© non plus par sa fille, Alix de Saint-AndrĂ©, journaliste et romanciĂšre (57 rue de Babylone, Paris 7e, Les Notes mai 2021). Elle se livre ici Ă un long rĂ©quisitoire, un peu rĂ©pĂ©titif et dĂ©sordonnĂ©, pour dĂ©fendre la mĂ©moire de son pĂšre dĂ©cĂ©dĂ© en 1996, en le liant au rĂ©cit quâelle fait avec beaucoup dâhumour du triomphe de la prestation des Ă©cuyers au Champ-de-Mars, sous des trombes dâeau, devant une reine Ălisabeth II conquise qui le fĂ©licita et le dĂ©cora. Les lecteurs prĂ©fĂšreront ses souvenirs personnels sur le monde Ă©quitant de lâĂ©poque avec des anecdotes savoureuses et des tĂ©moignages sympathiques. (L.K.et H.V.)
