La Confrérie des moines volants

ARDITI Metin

En 1937, alors que le NKVD détruit des centaines d’églises, pille leurs trésors, tue des milliers de prêtres, une douzaine de moines se regroupe dans la forêt autour de Nikodime Kirilenko. Cette Confrérie des moines volants se fixe pour but de récupérer et de mettre à l’abri des vandales les objets d’art sacré. En 2000, Mathias, célèbre photographe, apprend, à la mort de son père, qu’il a des origines russes. Cette découverte le met sur la trace de ces trésors cachés et lui révèle un secret de famille bien gardé. Construit en deux parties bien distinctes, le roman rend tout d’abord hommage aux moines qui, sous le régime bolchevique, au péril de leur vie, ont su résister et préserver une partie du patrimoine religieux. Metin Arditi (Prince d’orchestre, NB octobre 2012) semble s’être inspiré d’un personnage ayant réellement existé. La seconde partie, très romanesque, joue sur les non-dits familiaux et les coups de théâtre. L’ensemble est un peu hétéroclite avec trop de détails inutiles, mais le contexte historique du début est intéressant et on se laisse malgré tout prendre par l’histoire.