Une vraie boucherie

JANNIN Bernard

Douce am√®re peinture d’une boucherie villageoise des ann√©es cinquante. Dans ce commerce bon enfant, chaque pied de cochon est √† sa place √† la parade, comme les teintures capillaires de la bouch√®re caissi√®re qui √©crit en secret, le tout sous la faconde goguenarde du ma√ģtre boucher. Apparemment il ne se passe rien ; mais ce traintrain est transcend√© par une d√©bauche de mots qui transforme l’√©tal en th√©√Ętre choisi, les √©mois de la bouch√®re en conspiration d’op√©ra, les reculades du chien en stratag√®me et la concurrence acharn√©e sur le march√© en bataille rang√©e √† coup de boulettes de viandes et autres pr√©parations carn√©es‚Ķ

C’est le premier roman d’un auteur de film, dans lequel transpara√ģt son go√Ľt de l’image haute en couleur et son souci du d√©tail. Une farce triste, moqueuse tendre et d√©risoire, emprunte de lyrisme. L’√©criture recherch√©e et fleurie donne ses lettres de noblesse √† la boucherie Croquard.M-J. P. M-D. A.¬†