Tant et si peu

GOULAINE Robert de

&

 

Adriana h√©site. Un homme l’a remarqu√©e au concert et voudrait la revoir. Pour le rencontrer¬†: un num√©ro de t√©l√©phone. Pouss√©e par sa logeuse, Adriana se retrouve dans le ch√Ęteau-forteresse de son √©nigmatique admirateur, un collectionneur d’art. Rebaptis√©e Morgane, objet de pure d√©votion d’abord, elle se retrouve bient√īt s√©questr√©e…

 

Commenc√©e comme un conte de Grimm, √† multiples fonds, l’histoire d’Adriana et de ses avatars vire au roman gothique, puis au r√©cit fantastique. Le temps n’existe pas vraiment ni les √™tres¬†; tout est interchangeable. √Ä une r√©alit√© improbable r√©pond une suite de possibles, comme ces images en miroir, ind√©finiment recomposables. Dans un style classique (Cf. Les Seigneurs de la mort, N.B. juil. 2006), l’auteur s’essaie √† des variations sibyllines sur le r√™ve et son pouvoir f√©condateur. Apr√®s un d√©but prometteur, le r√©cit s’essouffle et les h√©ros, de plus en plus √©vanescents, disparaissent.