Six petites gouttes de sang (Largo Callahan ; 2)

ROBERT Michel

Toujours aussi beau, Largo Callaghan, le métis irlando-apache aux yeux bleus, poursuit ses exploits à la tête de sa bande de pistoleros. La belle comtesse Di Sforza-Uberti lui propose, pour soixante mille dollars, une ultime expédition : l’emmener avec sa nombreuse parentèle en territoire comanche, là où aucun Blanc n’a jamais pu pénétrer. Un convoi immense, des chariots extravagants, des centaines de chevaux, des milliers d’hommes, se heurtent aux Comanches dans des affrontements gigantesques. Largo, berné par la blonde comtesse, est secouru par la rousse capitaine des marshals.  Tel le premier tome de Largo Callaghan (HdN mars 2019), celui-ci est un hybride de western et de fantasy, pimenté de scènes torrides entre le héros au fort tempérament et de très belles femmes. Michel Robert offre de beaux passages dans le désert, mais les folles chevauchées, les scènes d’une violence déchaînée, celles de l’excentricité d’une entreprise démesurée, maintes et maintes fois répétées, semblent interminables. Parodie de western, peut-être ? Malgré un certain humour, elle manque d’imagination, de vivacité, pour être captivante. Par ailleurs le récit abonde en rebondissements, en apparitions mystérieuses : la fantasy (voire le fantastique) sied à l’écriture de Michel Robert dans ce roman très visuel et de lecture facile.  (V.M.)