Rudi (L’art du crime ; 9)

OMEYER Marc, BERLION Olivier

Rudi purge une peine de prison Ă  perpĂ©tuitĂ©. Cela lui a laissĂ© le temps de rĂ©diger l’oeuvre d’une vie, un rĂ©cit qu’il s’apprĂȘte Ă  envoyer Ă  son Ă©diteur. Mais ce rĂ©cit livre des rĂ©vĂ©lations auxquelles il souhaite donner un Ă©clat particulier. Son idĂ©e d’une Ă©mission dans laquelle il offrira le nom du coupable tel un deus ex machina est acceptĂ©e Ă  la fois par l’administration pĂ©nitentiaire et par la tĂ©lĂ©vision. Cette Ă©mission est prĂ©parĂ©e tel un grand show Ă  la maniĂšre amĂ©ricaine. Le succĂšs en est assurĂ© !  NeuviĂšme tome de cette sĂ©rie sur l’art et le crime. Cette fois l’audiovisuel sert de support Ă  cet ultime meurtre, qui offre aussi l’occasion d’entremĂȘler les huit premiers tomes et de fournir une fin de sĂ©rie inattendue et subtile Ă  apprĂ©hender. Le dessin est classique sans relief particulier. Le scĂ©nario, pourtant bien menĂ©, se termine sur une scĂšne un peu superflue, censĂ©e conclure la sĂ©rie en beautĂ©. À trop vouloir en faire, c’est une lĂ©gĂšre dĂ©ception qui accueille le lecteur. (E.B. et A.R.)