Moi, Dieu merci, qui vis ici

LENAIN Thierry, BALEZ Olivier

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Autrefois, Dieu Merci vivait en Angola. Il a d√Ľ fuir son pays meurtri par les incendies allum√©s par les Angolais qui tuaient leurs compatriotes. Il r√©ussit √† √©chapper aux soldats mais, bless√©, s’est retrouv√© en prison. Trois ans plus tard, des m√©decins de l’h√īpital lui ont permis de s’enfuir. D√©finitivement clandestin il lui fallut apprendre √† vivre sans papiers jusqu’au jour o√Ļ il sauve une vieille dame qui lui offre l’hospitalit√© dans sa maison au bord de la mer.

¬† L’histoire vraie de Dieu Merci illustre avec force le drame des r√©fugi√©s politiques, quels qu’ils soient. Seuls, sans papiers, sans travail, ils sont parfois en butte √† l’hostilit√© de leur entourage, alors qu’ils ne demandent qu’√† vivre normalement. Les gouaches fortes d’Olivier Balez tissent les lignes de vie d’un parcours symbolique : z√©brures violentes des armes, lignes de transports a√©riens ou maritimes et, en filigrane, silhouette du grand-p√®re, qui accompagne Dieu Merci tout au long de sa vie. Souvent violent, poignant, un r√©cit qui regarde l’immigrant avec d’autres yeux.