Misia Sert et Coco Chanel : une amitié, deux tragédies

LATY Dominique

Misia, née en 1872, issue d’une famille polonaise, orpheline de mère, est élevée à Paris dans un milieu artistique et possède un réel talent de pianiste. Son adolescence est difficile. Aidée par Gabriel Fauré et Ravel, elle acquiert son indépendance. Puis elle épouse successivement un intellectuel, un homme d’affaires et un artiste. Fortunés. Belle, élégante, elle sert de modèle à Renoir, devient l’égérie de « La Revue Blanche » et fréquente le monde artistique et intellectuel, donne des fêtes somptueuses où l’on rencontre toute l’intelligentsia parisienne. Généreuse, elle est le mécène de Diaghilev, Max Jacob, entre autres. Chanel l’aide à supporter sa solitude à la fin de sa vie.

 

Ce portrait d’une personnalité exceptionnelle, « glaneuse de génies » (dixit Paul Morand) et scintillante, bourré de détails précis, est aussi celui d’un milieu foisonnant, effervescent. Le style est agréable, fluide, parfois désordonné dans sa structure, moins soigné vers la fin de l’ouvrage, mais quelques imperfections ne gâchent pas la qualité de ce tableau formidable d’une époque et de personnalités qui font partie de l’Histoire…